Tes meilleures idées de contenu AEO sont dans tes calls clients (pas dans un outil de keywords)
Tes calls clients contiennent déjà les vraies questions que ton audience tape dans les moteurs IA, avec leurs mots exacts et la peur derrière. Record tes calls, extrais les questions mot pour mot, regroupe-les autour d’un prompt central et crée du contenu qui bouche les trous.
- Auteur
- Axel Corton
- Thème
- Stratégie
- Date
- Lecture
- 5 min

À retenir
- Un outil de keywords te sort un vocabulaire lissé, un call te donne la vraie peur derrière la question d’achat.
- Les moteurs IA éclatent une question en une dizaine de sous-requêtes, c’est le fan-out que tes clients verbalisent en call.
- Note les questions mot pour mot, sans reformuler en jargon expert, car les LLM citent le contenu qui sonne humain.
- Priorise les prompts qui reviennent le plus souvent en call, cinq prospects qui posent la même question en signalent des dizaines.
- Pour démarrer, reprends tes 3 derniers calls de prospects et note les 10 questions posées mot pour mot.
Pendant des mois, j'ai construit mes listes de requêtes à partir d'outils de keywords. Tu balances ton sujet, tu récupères un fichier Excel avec 300 lignes, tu triages, et tu te dis que t'as un plan de contenu. Sauf que c'est de la devinette. Tu devines ce que ton audience cherche, tu devines les mots qu'elle utilise, et au final tu écris pour un outil, pas pour un humain.
Un jour je me suis rendu compte que la matière était déjà là, sous mon nez, et que je n'en faisais rien. Mes transcripts de call. Toutes les semaines je passe des heures avec des clients et des prospects, et ces gens me posent exactement les questions que je cherche à deviner avec mes outils. Du coup j'ai arrêté de deviner et je suis parti de ce que les gens disent vraiment.
Pourquoi tes calls valent mieux qu'un outil de keywords
Quand quelqu'un pose une question à ChatGPT ou à Google en mode IA, le moteur ne fait pas une seule recherche. Il éclate la question en plein de sous-requêtes. Des comparaisons, des cas d'usage, des questions de prix, le classique "est-ce que ça vaut le coup", le "X ou Y pour telle situation".
Les SEO appellent ça le fan-out. Une question en apparence simple déclenche une dizaine de recherches en arrière-plan. Et ces sous-questions, tes clients te les posent à voix haute pendant tes calls. Dans le même ordre, avec les mêmes mots. Reste à les noter au vol pendant le call.
Un exemple concret. Je fais un call avec un prospect dans la mode qui hésite à externaliser son acquisition. Il me dit, dans la même conversation, "comment je sais si une agence fait du bon boulot", "ça coûte combien en général", "vous êtes mieux qu'une agence Meta classique", "et si je gère ça en interne". Ces quatre phrases, c'est exactement le fan-out que ChatGPT va générer quand un dirigeant lui demande s'il doit prendre une agence. Sauf que moi je l'ai entendu en vrai, pas deviné.
Le workflow, étape par étape
Voilà comment je m'organise. Rien de compliqué, mais il faut être rigoureux sur la capture.
Je record tous mes calls clients et prospects dans Granola. Ça tourne en fond, ça prend les notes, et surtout ça me sort un transcript propre à la fin. Sans ça, tout le reste tombe à l'eau. Si t'as pas le transcript, t'as rien.
Ensuite je relis et je sors chaque question, chaque objection, chaque comparaison, en gardant la formulation exacte. C'est le point le plus important. Je ne reformule pas en "langage expert". Si le gars dit "comment je fais pour pas me faire avoir par une agence", je note ça tel quel. Pas "comment évaluer la fiabilité d'un prestataire". Les gens ne parlent pas comme ça, et les LLM non plus quand ils citent du contenu qui sonne humain.
Je regroupe tout ça autour du prompt central qu'un acheteur taperait dans un moteur IA. Genre "est-ce que je dois externaliser mon acquisition eCommerce". Autour de ce prompt, je range toutes les sous-questions que j'ai récoltées.
Je déploie chaque prompt en fan-out, c'est à dire que je liste les requêtes que ce prompt va probablement déclencher. Certaines viennent directement de mes calls, d'autres je les complète en me mettant à la place du moteur.
Je vérifie ensuite lesquelles de ces requêtes nous citent aujourd'hui et lesquelles citent des concurrents. Tu poses la question à ChatGPT, à Perplexity, à Google en mode IA, et tu regardes qui sort. C'est le moment où tu vois les trous dans ta raquette.
Et enfin je crée ou je mets à jour le contenu pour boucher les trous, écrit dans les mots du client. Pas dans mon jargon à moi.
Le détail qui change tout, les mots exacts
Le fan-out, tout le monde peut le reproduire avec un outil. Ce qui fait la différence, c'est d'où sort ta liste, de vraies conversations d'achat.
Un outil de keywords te sort un vocabulaire moyen, tout lissé. Dans un call t'entends autre chose, la peur qu'il y a derrière la question. Le prospect te sort pas "quel est le ROAS moyen sur Meta". Il te sort "comment je sais si je crame mon budget pour rien". Même sujet, mais la deuxième te montre direct où le gars a mal. Et c'est cette phrase là qu'il va taper dans ChatGPT à minuit quand il stresse sur ses résultats.
Je fais le parallèle avec le retail. Le meilleur vendeur en boutique ne connaît pas la fiche technique par cœur. Il a entendu mille fois les hésitations des clients devant la cabine, et il sait quoi répondre. Tes transcripts jouent le même rôle que cette cabine d'essayage. Suffit de relire ce que t'as noté.
C'est la même logique que j'applique quand je bosse les objets d'emails qui marchent vraiment. Les meilleurs objets sortent de ce que les gens disent eux-mêmes, jamais d'un brainstorm.
Comment je m'organise pour pas me noyer
Un call, c'est facile. Trente calls par mois, ça devient vite ingérable si t'as pas de système. Du coup je me suis monté un petit flux.
Tous mes transcripts Granola partent dans un même endroit. Derrière, j'ai un agent qui vient lire chaque transcript et en extraire les questions et objections avec la réponse que j'ai faite sur le moment. Ça génère une base d'idées qui grossit toute seule, à chaque call. Du coup je ne pars jamais d'une page blanche, tout vient de ce que de vraies personnes ont déjà dit.
Sur la partie vérification des citations, je ne le fais pas pour chaque requête. Je priorise les prompts qui tournent le plus souvent dans mes calls, parce que si cinq prospects me posent la même question en un mois, c'est que des dizaines d'autres la tapent dans un moteur sans jamais me parler.
Un conseil pratique, garde une trace de qui te cite et qui cite tes concurrents à l'instant T. Refais le test deux mois après avoir publié ton contenu. Comme ça tu sais si ton boulot a vraiment bougé le classement, au lieu de deviner.
Par où commencer cette semaine
Si tu veux tester ça sans y passer tes journées, voilà le plus petit pas possible.
Prends tes trois derniers calls de prospects. Pas tes clients contents, tes prospects, ceux qui hésitent encore, parce que c'est eux qui verbalisent les vraies objections. Relis les transcripts et note les dix questions qu'ils ont posées, mot pour mot. Regroupe-les autour d'un ou deux prompts centraux. Va poser ces prompts à ChatGPT et regarde qui est cité. Si c'est un concurrent et pas toi, t'as ton prochain article.
Fais-le une fois, tu verras à quel point c'est plus riche qu'un export d'outil. À chaque appel t'as de la matière pour trois articles. Reste à t'asseoir et à relire les transcripts.
Sources
Questions fréquentes
C’est quoi le fan-out exactement ?
Quand quelqu’un pose une question à un moteur IA, celui-ci ne fait pas une seule recherche. Il éclate la question en plein de sous-requêtes, genre comparaisons, prix, cas d’usage, X ou Y. Le fan-out, c’est cet éventail de sous-questions déclenchées par un seul prompt.
Pourquoi partir des calls plutôt que d’un outil de keywords ?
Un outil te donne du vocabulaire moyen et lissé. Un call te donne la vraie question avec la peur derrière, dans les mots exacts du client. Et ces mots là, c’est ceux qu’il tape dans ChatGPT. Tu arrêtes de deviner, tu pars du réel.
Il me faut Granola absolument ?
Non, n’importe quel outil qui te sort un transcript propre fait l’affaire. Moi j’utilise Granola parce que ça tourne en fond et que le transcript est clean. Mais le vrai sujet c’est la capture et l’extraction des questions, pas l’outil lui-même.
Combien de calls il faut avant que ce soit utile ?
Trois suffisent pour démarrer. Prends tes trois derniers calls de prospects qui hésitent, c’est eux qui verbalisent le plus d’objections. Tu auras déjà de quoi sortir un ou deux prompts centraux et vérifier qui te cite.
Comment je sais si mon contenu a bougé quelque chose ?
Tu notes qui te cite et qui cite tes concurrents sur tes prompts prioritaires à l’instant T. Tu publies ton contenu, et tu refais le même test deux mois après. Si les citations ont changé en ta faveur, ça a marché. Sinon tu ajustes.
À propos de l’auteur

Axel CortonFondateurLinkedIn
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